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Les mammites en hiver : focus sur le Streptocoque Uberis.

Actualité19/11/2019SantéBovins lait

On classe généralement les infections mammaires en deux catégories : celles d’environnement qui s’expriment plutôt par des mammites cliniques et celles de réservoir mammaire qui génèrent des cellules. Cette classification permet de cibler les actions prioritaires à mettre en œuvre dans l’élevage.

Le souci avec Streptococcus uberis c’est qu’il se comporte des deux manières. On retrouve cette bactérie lors de flambées de mammites hivernales, mais aussi sur des vaches à cellules. Le pire est que l’on peut retrouver les deux expressions dans un même élevage ! Une étude Institut de l’Elevage a recensé 203 souches de Streptococcus uberis, avec de 5 à 30 souches différentes dans un même élevage. Cette étude a mesuré que les nouvelles infections étaient à 44 % dues à l’environnement et à 56 % dues à la contagion entre animaux, confirmant qu’il est indispensable d’agir sur les deux tableaux.

 

A la traite il convient d’avoir un matériel bien entretenu :

  • ATTENTION à la durée de vie des manchons : 2 500 traites pour les manchons en caoutchouc et 5 000 traites pour les manchons en silicones (10 000 pour les LELY).
  • VERIFIER le bon fonctionnement des décrochages automatiques afin d’assurer une vidange complète mais sans sur-traite ni agression. Petit rappel : le contrôle des décrochages automatiques n’est pas réalisé lors de l’Optitraite, il ne fait pas partie de son cahier des charges. Il faut donc demander un Dépose Traite, prestation qui permet de vérifier le bon fonctionnement et l’homogénéité du réglage des décrochages. Seenovia propose ce service pour moins de 30 € par poste.
  • Assurer un très bon nettoyage de la peau des trayons avant la pose des griffes afin de limiter les risques d’infection pendant la traite (pré-moussage émollient et essuyage papier ou lavettes essorées lavées en machine à laver à 90°C).
  • Préférer un post-trempage à effet barrière pour limiter les contaminations via l’environnement.
  • LIMITER les nouvelles infectées en lactation en désinfectant les griffes après toutes les vaches > 200 000 en cellules, avec une solution adaptée en respectant la concentration préconisée.

 

L’hygiène du couchage est primordiale pour les laitières comme pour les taries :

La gestion de l’hygiène de couchage est elle aussi indispensable :

  • Respect des recommandations en matière de surface (ou de nombre de logettes), de ventilation et d’entretien des litières.
  • Pour les aires paillées (des laitières comme des taries) : l’objectif premier est de curer avant d’atteindre un point à 35°C afin de limiter au maximum le développement de ce Streptococcus uberis. La fréquence de curage dépendra de la fréquence de paillage, de la quantité et qualité de paille sans oublier l’efficacité de la ventilation du bâtiment.
  • Pour les logettes : assurer un raclage suffisant des couloirs d’exercice afin de limiter la souillure de l’arrière des logettes. Assurer la mise à blanc de l’arrière de TOUTES les logettes au moins une fois par jour : il faut qu’il soit propre et SEC.
  • L’arsenal classique des traitements (en et hors lactation) peut être complété par une vaccination (protocole à définir avec un vétérinaire) qui pourra être complémentaire des précautions ci-dessus mais en aucun cas les remplacer.

Une analyse BactérioDétect du lait de votre tank avec recherche en PCR de 15 éléments infectieux dont Streptococcus uberis, peut vous permettre pour 60€ de définir la ou les bactérie(s) responsable(s) de vos soucis de mammites (voire cellules).

N’hésitez pas à échanger avec votre conseiller

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