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Médecines complémentaires : Se former, commencer simplement, pratiquer et échanger

Témoignage23/01/2020Natur'ElevageBovins lait

Mme Morice, du GAEC MORICE à St Gildas des Bois (44) s’est formée aux médecines complémentaires avec Natur’Elevage et Seenovia grâce au parcours de formation proposé. Elle nous explique son cheminement.

Quelle est votre pratique des médecines complémentaires dans votre élevage et comment avez-vous commencé ?

 

Je n’ai pas commencé toute seule ! J’ai d’abord suivi 2 jours de formation d’initiation aux médecines complémentaires, pendant l’hiver 2016-2017, pour bien comprendre de quoi on parlait et que l’on puisse m’aider à démarrer. Au-delà de l’aspect réglementaire et du plan Ecoantibio, j’en avais assez d’utiliser des antibiotiques qui coûtent très cher et qui ne traitent pas le fond du problème. J’ai réellement démarré la mise en pratique sur mon troupeau 6 mois après ma formation.

 

 

Qu’avez-vous mis en pratique sur votre exploitation ?

 

J’ai surtout mis en place des protocoles sur la qualité du lait. Avant, dès lors que j’avais une mammite ou des vaches à cellules, j’utilisais un antibiotique systématiquement et toujours le même.

Aujourd’hui si j’ai une vache à cellules, avec les résultats du contrôle de performance, j’utilise d’abord le Phytolac® qui est un médicament homéopathique sous AMM, associé à PVB Drainage®. Au bout d’une semaine, je vérifie l’efficacité de mon traitement en faisant une analyse individuelle du lait de cette vache. Si les résultats ne sont pas concluants je mets un produit associant de l’huile essentielle de Laurier Noble et de l’huile essentielle de Palmarosa (B36Te Comptoir des Plantes), huiles traditionnellement utilisées pour leurs propriétés anti-infectieuses.  Je fais ensuite une analyse quartier par quartier et si les résultats ne sont pas concluant j’applique un traitement antibiotique. J’utilise désormais l’antibiotique en 3ème intention, et donc très rarement au vu des résultats.

 

De mon côté j’ai commencé par l’homéopathie car cela me semblait plus simple à utiliser. J’ai continué avec des produits à base d’huiles essentielles mais déjà préparés, bien formulés et qui ont fait leurs preuves. J’estime que ce n’est pas anodin de faire ce type de mélange.

 

Mes frais vétérinaires ont également diminué de 27 % depuis que j’ai mis en place ces protocoles entre 2018-2019 et la campagne précédente. Il faut confirmer dans le temps mais cela va dans le bon sens.

 

 

Comment allez-vous continuer et quels sont les conseils que vous donneriez aux autres éleveurs ?

 

Tout d’abord il faut se former car ce n’est pas anodin et il y a plein de choses à apprendre avec les formateurs et les autres éleveurs en échangeant sur les pratiques. Le plus simple c'est de commencer sur des cas simples, et d’observer ce que cela donne. Il ne faut pas commencer plein de choses en même temps car sinon on se perd, et il faut bien noter ce que l’on fait.

Pour ma part j’avais continué par une formation Qualité du lait en 2018, puis gérer la santé des veaux autrement en 2019. Nous n’avons pas prévu d’autres formations avec mon groupe d’éleveurs, mais j’aimerais bien que l’on se revoit pour échanger sur des cas pratiques sans forcément de thèmes précis.

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