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Quand les génisses sont apaisées, les clôtures sont préservées

Actualité15/04/2020

Est-ce un proverbe de saison ? Non, il s’agit juste d’un constat fréquemment effectué dès qu’il est temps de mettre les génisses

dehors. En effet, lorsque les jeunes animaux font connaissance avec les joies du grand air, il arrive souvent qu’ils s’agitent voire

s’épouvantent et courent en tous sens, au point parfois de défoncer les clôtures patiemment installées peu de temps auparavant.

On parle de stress de la mise à l’herbe mais parfois c’est plus stressant pour les éleveurs que pour leurs animaux !

Il existe pourtant plusieurs manières de gérer ce stress et de faire en sorte que les animaux ne fassent pas trop de dégâts. En règle générale la mise à l’herbe se déroule bien lorsque les animaux sont habitués dès tout petits à sortir, on voit de temps en temps des parcs auxquels peuvent accéder des animaux juste sevrés et ainsi faire connaissance avec l’extérieur et avec la fée électricité, garante du bon respect des clôtures. Mais tout le monde ne peut pas réaliser cette phase d’accoutumance, soit en raison d’une conduite d’élevage inadaptée ou de bâtiments non compatibles avec ces pratiques.

 

Comment faire alors pour pallier l’interdiction d’usage des calmants en granulés à base d’acépromazine en filière bovine (en partie à cause de résidus extrêmement longs de l’ordre de 6 mois environ) ?

Est-on condamné à refaire les clôtures une fois ou deux chaque année ? Et bien non, car les médecines complémentaires peuvent apporter des solutions à cette problématique. Selon notre sensibilité vis-à-vis de ces façons différentes de travailler, on choisira plutôt d’utiliser de l’homéopathie, un complément alimentaire ou les propriétés apaisantes de certaines huiles essentielles à faire inhaler.

 

En homéopathie il existe des complexes homéopathiques prêts à l’emploi (ce sont des médicaments vétérinaires) à distribuer dans l’alimentation. Ces solutions contiennent un mélange de plusieurs remèdes homéopathiques (comme Ignatia, Zincum metallicum ou Stramonium) destinés à apaiser les animaux. La limite de cette solution est son action plutôt lente à se faire sentir, nécessitant une répétition quotidienne, ce qui la destine plutôt sur le terrain à un usage pour des lots de taurillons à rendre moins excités.

On peut aussi trouver en ferme des compléments alimentaires mettant en avant les propriétés apaisantes de certaines plantes classiquement utilisées en infusion du soir chez les humains. On y trouve de la Valériane, de l’Aubépine, de la Passiflore ou même du Houblon. Comme pour les complexes homéopathiques, l’effet n’est pas immédiat et, même si la distribution est aisée dans l’alimentation, cela ne répond pas tout à fait au besoin d’immédiateté que l’on recherchait dans les anciens calmants vétérinaires.

La solution rapide, facile à mettre en oeuvre et peu coûteuse (le graal ?) réside sans doute selon moi dans l’utilisation des certaines huiles essentielles par voie informationnelle. L’huile essentielle de Lavande vraie (ou officinale) est ainsi réputée pour ses propriétés calmantes voire sédatives, elle est donc indiquée dans les cas de nervosisme. On voit parfois employerd’autres huiles essentielles seules ou en association, comme la Verveine citronnée ou le Nard de l’Himalaya, huiles qui agissent à différents niveaux dans les mécanismes du stress. Pour que les animaux ressentent les effets apaisants de ces huiles, il suffit d’installer des diffuseurs passifs aux quatre coins de la bétaillère qui servira au transport vers la pâture, ou dans la case d’où les animaux partiront.

Un diffuseur se fabrique, par exemple, très simplement avec une éponge enfermée dans une boîte de dérivation percée, éponge sur laquelle on aura appliqué quelques gouttes de l’huile essentielle choisie. On peut aussi tout à fait utiliser un simple tasseau de bois tendre sur lequel on dépose nos gouttes d’huile essentielle. En quelques minutes seulement, le temps du trajet, les effets se font sentir et on constate que les animaux sont bien plus calmes à leur descente de la bétaillère.

Avoir des animaux calmes à la mise à l’herbe, c’est donc possible. L’éleveur y trouvera son compte avec des animaux qui profitent immédiatement de l’herbe et beaucoup moins de stress pour les clôtures, sans compter le risque encouru lorsque les animaux s’échappent sur la voie publique et le temps passé à leur courir après ! A vos diffuseurs !

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