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Quelle place pour la bioélectronique dans le suivi des troupeaux ?

Actualité05/05/2020ElevageBovins lait

Depuis quelques mois, vous avez peut-être entendu parler de potentiel d’oxydo-réduction (redox) dans les sols ou dans le rumen, de mesures de taux de sucres dans le lait, de prélèvement de jus de rumen via des sondes spécifiques. L’ensemble de ces procédés sont issues de l’approche bioélectronique. Cette dernière est une technique physico-chimique utilisant, à température donnée, les mesures du pH, du redox et de la résistivité/conductivité de solutions aqueuses pour déterminer l’état de vitalité et d’équilibre d’un milieu, d’une matière ou d’un être vivant.

La bioélectronique, une approche supplémentaire dans le suivi d’un troupeau

Elle se base sur des observations, des prélèvements et des mesures. Elle demande beaucoup de minutie et de temps. Les mesures et les analyses doivent être réalisées dans un lieu protégé des perturbations extérieures comme par exemple des champs électromagnétiques. C’est pour cette raison que les résultats sont parfois fragiles et délicats à interpréter, ce qui demandent beaucoup de recul. Cette approche englobe la totalité du cycle de la nature comme les sols, le climat, les fourrages, les animaux et enfin les productions (lait, viande, cultures…)

La bioélectronique permet d’aborder différent sujets

Elle s’adresse à la globalité du troupeau et non à quelques individus. Les principaux thèmes concernés sont l’alimentation et l’abreuvement, la notion de bonne santé, la vitalité de l’organisme, le bon équilibre biologique et le confort des animaux avec des notions de bien-être animal. Tant d’éléments qui conditionnent les performances techniques d’un troupeau.

L'application sur le terrain

L’application de cette approche sur le terrain demande une bonne organisation, de la minutie, une certaine technicité, un bon sens de l’observation et une maitrise de l’utilisation de plusieurs appareils spécifiques donc ne laisse pas de place pour l’improvisation (pH mètre, réfractomètre, bioéletronimètre, analyseurs portatifs sanguins, microscope…).

En premier lieu, on doit sélectionner des animaux représentatifs du troupeau (5 à 10 animaux). Ces animaux seront observés, notés, palpés (pli de peau, état d’engraissement, rumen, appareil locomoteur, comportement…).

Dans un second temps des prélèvements sont effectués puis rapidement mesurés ou analysés (urines, bouses, lait, sang, enregistrements électriques…). Les principaux critères mesurés sont le pH, le taux de sucres, la densité, la composition, la facilité d’oxygénation d’un milieu, le potentiel d’oxydoréduction (redox), l’état de vitalité de la flore du rumen…

Quelle valeur ajoutée ?

La valeur ajoutée de cette approche est d’objectiver, de factualiser par des mesures certains éléments zootechniques prioritaires comme par exemple l’accès à l’abreuvement ou aux fourrages, la qualité de l’eau et des fourrages, le confort de vie des animaux, l’équilibre de la ration. Cette approche permet également de vérifier l’impact d’une action correctrice, sur le métabolisme des animaux.

Aujourd’hui les conseillers Seenovia ont dans leur boîte à outils plusieurs composants de cette approche et les utilisent au quotidien pour établir leurs conseils (bousoscope, tamis penn state, réfractomètre, pH mètre…). Certaines mesures plus difficiles à réaliser peuvent être effectuées par des experts nutritions ou des vétérinaires (profils sanguins, prélèvements jus de rumen…).

Après avoir présenté succinctement cette approche, nous vous proposerons au cours de l’année plusieurs cas concrets de mises en applications sur le terrain. Ces cas concerneront les mesures réalisées sur du lait, des urines, du jus du rumen, des fourrages, de l’eau, des bouses…à bientôt pour ces exemples.

 

 

Germain NERE

Consultant Nutrition/Robot

Dr Hervé BAUDET

Vétérinaire Conseil

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