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Très bonne pertinence des études Conversion Bio de Seenovia

Actualité25/11/2020Agriculture biologiqueBovins lait

Sur l’hiver 2019/20, Claire DANIELO, conseillère Bio à Seenovia, a réalisé une enquête auprès d’une trentaine d’élevages laitiers Bio des pays de la Loire ayant bénéficié d’une étude conversion (PASS Bio) par un conseiller de Seenovia 3 à 4 ans auparavant.

Leurs performances techniques réelles après conversion, sur 2019-20, ont été comparées à celles initialement prévues dans les projets, et à la situation initiale en conventionnel.

Les prévisions s’avèrent en moyenne très proches de la réalité en conduite bio ce qui confirme la pertinence des études conversion réalisées.

 

Performances techniques de 31 élevages des Pays de la Loire passés en bio

 

Situation en Conventionnel (juste avant la conversion)

Résultats obtenus en 2019 par les éleveurs (en Bio sur le troupeau depuis 1 à 2 ans)

Eléments prévus dans l’étude conversion bio

SAU

SAU/UTH

Cultures grains

104 ha

56 ha

22 ha

105 ha

60 ha

13 ha

104 ha

61 ha

12 ha

%SFP/SAU

% prairie/SFP

% maïs SFP

Rendement maïs

80%

74%

25%

11,7 TMS/ha

89%

83%

15%

8,8 TMS/ha

87%

84%

15%

8,8 TMS/ha

Chargement apparent

Chargement corrigé

Nombre vaches

1,5 UGB/ha SFP

1,5 UGB/ha SFP

67

1,3 UGB/ha SFP

(1,2 UGB/ha SFP)

71

1,2 UGB/ha SFP

1,2 UGB/ha SFP

66

Lait vendu

Lait vendu/VL

TB

TP

Correcteur azoté acheté

470 000 l

7 000 l

42,8 g/kg

33,7 g/kg

985 kg/VL/an

413 000 l

5 900 l

41 g/kg

31,8 g/kg

208 kg/VL/an

405 000 l

6 100 l

42,1 g/kg

32,6 g/kg

324 kg/VL/an

 

Cette étude fait également ressortir quelques points de vigilance sur la phase de conversion :

  • certains éleveurs gardent plus de maïs que prévu et ont du mal à obtenir des rendements cohérents en Bio car ils conservent du maïs sur des terres peu adaptées ou le temps de travail lié au maïs Bio est insuffisant pour assurer son rendement (désherbage mécanique, suivi ravageurs…),
  • la plupart des éleveurs ont du mal à baisser suffisamment le chargement, surtout les premières années. Ils cherchent à maintenir la quantité de lait livré en augmentant l’effectif pour compenser la baisse de production par vache » même si la surface fourragère ne le permet pas a priori. Cette stratégie entraine un déséquilibre du système fourrager, d’autant plus visible les années défavorables à la production fourragère comme 2019-2020,
  • les producteurs distribuent moins de concentrés azotés que prévu (-116 kg/vache/an en moyenne) ce qui impacte directement sur le lait produit/vache, notamment au début quand le lait n’est pas complètement valorisé en Bio (période de conversion du cheptel). Et pourtant, en Bio, sur la ration hivernale, on manque plus de protéines que d’énergie !

Pour plus de renseignement, consultez l'étude complète ici.

Didier DESARMENIEN

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