Seenovia > Actualités > Détail actualité

Pâturage et robot, c’est possible !

Actualité20/11/2019RobotBovins lait

Les élevages en traite robotisé gardent encore trop souvent une image d’incompatibilité avec la pratique du pâturage !

C’est faux, aujourd’hui dans les élevages robot suivis par Seenovia 45 % font du pâturage et même avec une stalle saturée, c’est possible d’y parvenir !

 

La motivation de l’éleveur reste le critère n°1 à la pratique ou pas du pâturage. Evidemment, l’accessibilité aux paddocks peut compliquer certaines situations ainsi que le niveau de saturation du robot. Malgré tout, faire du pâturage avec une stalle saturée c’est possible. Certains élevages avec 10 % de temps libre voir moins arrivent à baisser à 4-5 kg de MS de maïs/vache au printemps. Quel est le profil de ces éleveurs : avec l’arrivée du robot, ce sont des personnes qui souhaitaient absolument poursuivre le pâturage. Il faut les accompagner pour trouver les réglages qui leur correspondent par rapport à la technique de pâturage qu’ils souhaitent mettre en place et trouver une organisation raisonnable en terme de temps de travail.

  • Avec 30-35 ares / vache toutes les techniques de pâturages sont possibles, ce qu’il faut retenir : c’est d’éviter d’avoir des vaches en retard de traite pour limiter l’apparition des problèmes de mammites au printemps. Pour cela il faut aller chercher les vaches restées dans les paddocks matin et soir (ce sont souvent les plus avancées en lactation) et ainsi limiter les intervalles de traite trop longs déclencheurs de montées de conductivité. Aller dans les paddocks matin et soir, c’est également indispensable pour juger ou pas d’y remettre les vaches en fonction de l’herbe restante.
  • Avec plus de 30 -35 ares/vache, on pourra trouver les élevages extensifs sur leur système fourrager ou en bio et là aussi les mêmes règles s’appliquent.
  • Le cas des élevages avec 10-15 ares / vache doit être géré autrement pour ne pas arriver avec un manque d’herbe à pâturer sur une période. Il faut donc avoir un temps plus court de présence aux paddocks et cela permet une meilleure régularité entre la part de maïs et d’herbe pâturée au quotidien.

Chacun doit vraiment trouver la technique qui lui correspond :

  • Sortir toutes les vaches en même temps : possible pour les paddocks éloignés, idéal pour les cas à 10-15 ares par vache, par contre il ne faut pas être saturé sur son robot.
  • Pour les situations avec un niveau de saturation ne permettant pas cette technique, que l’on fasse sortir les vaches par le robot ou par une porte de pâturage, il faut avoir en tête que c’est le stade de l’herbe et sa qualité qui conditionnent les vaches à se présenter à la porte pour aller dans les paddocks. C’est bien la vache qui reste libre de faire ce qu’elle a envie en situation de robotisation donc il faut la motiver à aller dehors par une herbe au top. C’est pourquoi le pâturage dynamique est l’allier le plus courant en robot car il permet ce changement de paddock quotidien ou biquotidien et donne bien envie aux vaches d’aller pâturer. La gestion au fil avant est également une bonne alternative.

L’eau dans les paddocks a longtemps fait débat, aujourd’hui elle est quasiment présente dans toutes les situations. C’est indispensable quand les températures commencent à monter en Mai et cela permet de faire pâturer les fonds de paddocks les plus éloignés à 800 – 900 m par exemple, en y disposant un bac dans le dernier tiers de la parcelle.

En résumé, pour qu’un éleveur garde la motivation de faire du pâturage dans le temps, il lui faut une méthode adaptée à ses exigences de travail et réussir à ne pas dégrader la qualité du lait sur cette période. A ce jour, il est clair qu’il faut absolument intégrer la faisabilité du pâturage dans toute réflexion de modification de bâtiment au moment de l’arrivée d’un robot, que ce soit pour le bien-être des animaux et notamment les pattes, mais aussi par rapport à la demande sociétale.

... À voir aussi ...